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Site web d'avocat : règles, contenus et visibilité en 2026

Site web d'avocat en 2026 : ce que la déontologie autorise, mentions obligatoires, nom de domaine, référencement par matière. La méthode pour être choisi.

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Publié le · 26 min de lecture

Le Conseil national des barreaux a publié le 15 septembre 2026 une étude Viavoice menée auprès de 2 000 clients particuliers récents. Le résultat bouscule une idée reçue de la profession : la recommandation reste le premier canal, mais un quart des clients ont repéré leur avocat par Internet, les réseaux sociaux ou une IA (CNB, étude Viavoice, septembre 2026). Ce quart ne vous a jamais rencontré : il vous juge sur ce que votre site dit. Ce guide couvre ce que la déontologie permet, ce que le site doit contenir, et comment être trouvé sur une matière et une ville sans franchir les lignes que votre Ordre surveille.

Un avocat a-t-il vraiment besoin d'un site internet en 2026 ?

Oui, parce que le site est devenu le premier filtre : c'est là que le client vérifie que vous traitez son problème avant même de vous appeler. Le site ne fait pas le choix final, mais un cabinet absent ou flou est éliminé avant la première consultation.

Comment les clients trouvent-ils leur avocat aujourd'hui ?

La recommandation d'un proche arrive en tête avec 24 %, mais la recherche Google pèse déjà 14 % et les sites de cabinets 10 %. L'étude Viavoice pour l'Observatoire du CNB détaille les canaux de premier repérage : annuaires d'avocats 7 %, plateformes de mise en relation 5 %, outils d'intelligence artificielle comme ChatGPT 5 %, Google Maps 3 %. Additionnés, Internet, les réseaux sociaux et l'IA représentent 24 % des premiers contacts, autant que le bouche-à-oreille.

Même un client recommandé tape votre nom avant d'appeler : la recommandation amène le prospect, le site confirme. Et la part qui passe par une IA, petite mais nouvelle, ne lit pas votre plaquette : elle lit votre site.

Ce que le site ne fait pas : il ne remporte pas le dossier

Dans la même étude, la clarté du site arrive en dernière position des critères de choix final, 19ᵉ sur 19. Le client choisit sur la confiance ressentie au premier échange, la pédagogie et l'écoute. Le site agit plus tôt, au moment de la première sélection : le critère n°1 à ce stade est que l'avocat « connaisse très bien le domaine du droit correspondant » au problème, cité par 43 % des clients. Viennent ensuite la recommandation (37 %), un profil qui inspire confiance (29 %), de bons avis en ligne (28 %) et des honoraires présentés clairement (26 %). Autrement dit, le site doit prouver une compétence précise et rassurer. Il n'a pas à vendre.

Un marché de 75 681 avocats, dont 43 % à Paris

La concurrence en ligne est d'abord une affaire de densité : au 1er janvier 2024, la France comptait 75 681 avocats, soit +25,7 % en dix ans. Le barreau de Paris en concentre 32 729, soit 43,2 % (Ministère de la Justice, statistiques 2024). Bordeaux en compte 2 022.

À Paris, « avocat droit du travail » oppose des centaines de cabinets, d'annuaires et de plateformes ; dans une ville moyenne, une dizaine d'acteurs. La stratégie de contenu change donc selon votre barreau, comme nous l'expliquons sur notre page agence web à Paris.

24 %

des clients particuliers repèrent leur avocat via Internet, les réseaux sociaux ou une IA

CNB / Viavoice, septembre 2026

43 %

choisissent d'abord un avocat qui maîtrise le domaine du droit de leur problème

CNB / Viavoice, septembre 2026

75 681

avocats en France au 1er janvier 2024, dont 43,2 % au barreau de Paris

Ministère de la Justice, 2026

Que dit la déontologie sur le site internet d'un avocat ?

Depuis 2014, l'avocat a le droit de faire de la publicité et de tenir un site, à condition que l'information soit sincère, loyale et sans élément comparatif ni dénigrant. Le cadre tient en deux textes : l'article 15 du décret n° 2023-552 du 30 juin 2023 (le code de déontologie, qui a repris l'ancien décret de 2005) et l'article 10 du Règlement intérieur national, le RIN.

Ce qui est autorisé depuis la loi Hamon de 2014

La loi du 17 mars 2014 a ouvert à l'avocat la publicité et la sollicitation personnalisée. Le décret n° 2014-1251 du 28 octobre 2014 en a fixé les conditions, reprises dans le code de déontologie de 2023 : vous pouvez présenter cabinet, domaines, équipe et honoraires, tant que tout est exact et vérifiable.

Ce qui reste encadré, c'est la manière de le dire. La version du RIN consolidée au 7 juillet 2026 (CNB, RIN à jour) garde l'article 10 numéroté de 10.1 à 10.6, dans sa rédaction de 2020.

Les interdits de l'article 10.2

L'article 10.2 du RIN prohibe toute publicité mensongère ou trompeuse, toute mention comparative ou dénigrante, l'apparence d'une qualification professionnelle non reconnue et toute référence à des fonctions juridictionnelles. Sur un site, cela exclut :

  • les superlatifs : « le meilleur cabinet de Lyon », « le n°1 du divorce » ;
  • les promesses de résultat, comme « indemnisation garantie », qui relèvent de la publicité trompeuse ;
  • les titres ambigus, comme « ancien magistrat » mis en avant ;
  • la critique des confrères.

Le mot « spécialiste » et la limite de trois domaines

Seul l'avocat titulaire d'un certificat de spécialisation peut utiliser les mots « spécialiste », « spécialisé », « spécialité » ou « spécialisation ». C'est la règle qui piège le plus de sites, parce que le langage courant et les requêtes Google emploient ces mots sans précaution. Au 1er janvier 2024, la France comptait 6 825 mentions de spécialisation, et seuls 9 % des avocats en détenaient au moins une, selon le Ministère de la Justice.

Sans certificat, vous parlez de domaines d'activités dominantes, et le RIN en limite le nombre revendiqué à trois, correspondant à une pratique effective et habituelle. Vous pouvez traiter dix matières et leur consacrer une page chacune : c'est le titre et le vocabulaire de ces pages qui doivent rester dans les clous.

Avis clients, noms de clients et mot « expert »

Le vade-mecum de la communication du CNB déconseille d'afficher des avis clients sur votre site, interdit de citer le nom de vos clients et juge le mot « expert » contraire aux règles. Ce document de doctrine, dans sa 3ᵉ édition d'octobre 2023 (CNB, vade-mecum de la communication), tranche des questions que le RIN laisse ouvertes :

  • les avis et commentaires de clients sont « contraires aux principes essentiels de la profession » et il n'est pas recommandé de les intégrer à votre site (p. 42), ni de renvoyer par un lien vers des avis laudatifs (p. 50) ;
  • la mention du nom des clients est « strictement interdite », même avec leur accord, hors réponse à un appel d'offres (p. 22) ;
  • le mot « expert » crée la confusion avec les experts judiciaires (avis n° 2023-017 du 27 septembre 2023).

C'est là qu'échouent la plupart des modèles clés en main : ils transposent les blocs de témoignages et de logos qui marchent pour un commerce, comme ceux que nous recommandons sur un site de coach ou de consultant, dont les règles n'ont rien à voir.

Ce qui ne sert plus

  • « Cabinet spécialisé en droit de la famille » sans certificat de spécialisation.
  • Un carrousel d'avis Google ou de témoignages clients sur la page d'accueil.
  • « Nous obtenons gain de cause dans 95 % des dossiers. »

À faire à la place

  • « Domaines d'activités dominantes : droit de la famille, droit du travail, droit pénal. » Trois au maximum.
  • Des explications claires de votre méthode, de vos délais et de vos honoraires, qui rassurent sans témoignage.
  • Une description factuelle de ce que vous faites à chaque étape d'une procédure.

Quel nom de domaine choisir pour un cabinet d'avocats ?

Le nom de domaine doit comporter votre nom ou la dénomination du cabinet, éventuellement précédé ou suivi du mot « avocat ». C'est l'article 10.5 du RIN, et il ferme la porte aux noms de domaine génériques que le référencement aurait pu tenter.

La règle de l'article 10.5

Le RIN interdit les noms de domaine qui évoquent de façon générique le titre d'avocat, un domaine du droit ou une activité de l'avocat. Concrètement, dupont-avocat.fr ou cabinet-dupont-martin.fr sont conformes. avocat-divorce-bordeaux.fr ou droit-du-travail-lyon.fr ne le sont pas, même si vous êtes le seul à exercer sur ce créneau.

Conséquence pour le SEO : vous ne gagnerez pas une requête grâce à votre nom de domaine. Le travail se fait dans l'arborescence et le contenu des pages, et les noms de domaine à mots-clés avaient de toute façon perdu l'essentiel de leur effet sur Google.

Les noms génériques déjà jugés illicites

La Cour de cassation a validé la condamnation de noms de domaine comme avocats-paris.org et avocat-divorce.com dans un arrêt du 4 mai 2012 (Civ. 1re, n° 11-11180). Le vade-mecum du CNB cite cette décision (p. 38) comme référence. Le raisonnement tient à l'appropriation : un nom générique capte une recherche qui appartient à toute la profession, et donne au client l'impression qu'il s'adresse à une source neutre.

La même logique vaut pour les tiers : en 2017, dans l'affaire Jurisystem, la Cour de cassation a jugé trompeur l'usage du nom « avocat.net » par une plateforme (CNB, 23 mai 2017).

Déclarer le site à l'Ordre et refuser la publicité tierce

L'avocat qui ouvre ou modifie substantiellement un site doit en informer sans délai le conseil de l'Ordre et lui communiquer ses noms de domaine. C'est une formalité, oubliée dans la plupart des refontes. Prévoyez-la dans le planning de mise en ligne, au même titre que la redirection des anciennes URL que nous détaillons dans notre guide de la refonte de site web.

L'article 10.5 interdit aussi tout encart ou bannière publicitaire autre que ceux de la profession. Cela exclut certains outils gratuits qui se financent par de la publicité ou des recommandations de contenus tiers : avant d'ajouter un widget ou un module de prise de rendez-vous, vérifiez qu'il n'injecte rien sur vos pages.

Quelles mentions obligatoires sur le site d'un avocat ?

Le site d'un avocat cumule trois couches de mentions : celles du RIN, celles de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) et celles du RGPD. Les oublier n'empêche pas le site de fonctionner, mais c'est le premier point qu'un confrère ou un client mécontent relèvera.

Les mentions de l'article 10.2

Toute communication de l'avocat doit faire état de sa qualité et permettre de l'identifier, de le localiser, de le joindre, de connaître son barreau, sa structure d'exercice et, le cas échéant, son réseau. Sur un site, cela signifie que le pied de page et la page contact affichent au minimum : la mention « avocat », le nom, l'adresse du cabinet, un téléphone et un email, le barreau d'inscription, la forme de la structure (SELARL, SCP, exercice individuel) et le réseau éventuel.

Dans un cabinet multi-barreaux, chaque avocat présenté doit être rattaché à son barreau.

Les mentions LCEN, RGPD et cookies dans des espaces dédiés

Le guide « Les avocats et le RGPD » du CNB, du barreau de Paris et de la Conférence des bâtonniers (2ᵉ édition, mai 2023) consacre une fiche entière, la n° 9, à la mise en conformité du site. Il demande de faire figurer les mentions LCEN, les mentions des articles 10.2 et 10.3 du RIN, les informations exigées par les articles 13 et 14 du RGPD et une information sur les cookies. Point important : les informations RGPD et cookies doivent figurer dans des espaces dédiés, et non être diluées dans les mentions légales.

Le même guide rappelle que le secret professionnel est absolu et invite à la vigilance sur le choix du prestataire. C'est une exigence de conception : l'hébergement, la mesure d'audience et les formulaires déterminent où transitent les données de vos futurs clients.

Les honoraires : une rubrique recommandée, parfois obligatoire

Le CNB recommande fortement de créer une rubrique « Honoraires » sur le site, et l'affichage devient obligatoire pour les matières tarifées. Pour la saisie immobilière, le partage, la licitation et les sûretés judiciaires, les émoluments doivent être affichés de manière visible et lisible sur le site, en application de l'article L. 444-4 du code de commerce (vade-mecum, p. 47).

Ailleurs, la convention d'honoraires écrite reste obligatoire depuis la loi Macron de 2015, mais le site peut annoncer vos modes de facturation (forfait, taux horaire, honoraire de résultat complémentaire) et des ordres de grandeur. 26 % des clients citent des honoraires présentés clairement comme critère de première sélection.

Point de contrôleOù sur le siteTexte de référence
Qualité d'avocat, nom, adresse, téléphone, emailPied de page et page contactRIN, art. 10.2
Barreau, structure d'exercice, réseau éventuelPied de page et page équipeRIN, art. 10.2
Aucun « spécialiste » sans certificat, trois domaines dominants au plusPages matières, titres, balises titleRIN, art. 10.2
Nom de domaine au nom de l'avocat ou du cabinetAdresse du siteRIN, art. 10.5
Site et noms de domaine déclarés à l'OrdreFormalité à la mise en ligne et à chaque refonteRIN, art. 10.5
Aucune bannière publicitaire tierceWidgets, plugins, modules externesRIN, art. 10.5
Aucun avis client, aucun nom de clientAccueil, pages référencesVade-mecum CNB 2023
Mentions LCEN, RGPD et cookies séparéesPages dédiées, bandeau cookiesGuide RGPD avocats, fiche 9
Émoluments affichés pour les matières tariféesRubrique honorairesC. com., art. L. 444-4
Checklist de conformité d'un site d'avocat avant mise en ligne.

Que doit contenir le site d'un cabinet pour être choisi ?

Un site d'avocat qui convertit répond, page par page, à la seule question du visiteur : « Ce cabinet traite-t-il exactement mon problème, et puis-je lui faire confiance ? » Les pages se construisent autour des matières, des personnes et du premier contact.

Une page par domaine d'intervention

Près de 7 clients particuliers sur 10 cherchaient un avocat spécialisé ou ayant un domaine d'activité principal, et 78 % chez les artisans et chefs d'entreprise. C'est le chiffre qui doit dicter l'arborescence. Une page « Nos compétences » qui aligne quinze matières en une ligne chacune ne prouve rien. Une page par matière, qui explique les situations traitées, les étapes, les délais habituels et les pièces à préparer, prouve une pratique.

Chaque page matière répond aux questions qu'un client se pose avant d'appeler : « Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ? », « Que faire après une rupture conventionnelle refusée ? ». C'est aussi la structure qui fonctionne en référencement, et le principe que nous appliquons à tous les sites vitrines sur mesure.

Des profils d'avocats qui inspirent confiance

Le profil ou la présentation de l'avocat est cité par 29 % des clients comme critère de première sélection, avant les avis en ligne. La page équipe n'est pas un trombinoscope. Pour chaque avocat : une photo professionnelle réelle, le barreau et l'année de prestation de serment, les domaines d'activités dominantes, les certificats de spécialisation s'il y en a, les langues de travail, et quelques lignes sur la manière d'aborder les dossiers.

Le client ne choisit pas un CV, il choisit quelqu'un à qui confier un problème. Une phrase sur la méthode (« je reçois toujours le client avant de rédiger la première lettre ») en dit plus qu'une liste de diplômes.

Des contenus qui répondent aux vraies questions

Publier des contenus juridiques est autorisé et c'est le meilleur levier de visibilité d'un cabinet, à condition qu'ils informent sans promettre. Une fiche sur « les étapes d'un licenciement pour faute grave » démontre la maîtrise du domaine, le critère n°1 de première sélection.

Deux règles de fond : rester général, car un article n'est pas une consultation, et dater puis maintenir, car un article qui commente une loi abrogée nuit plus qu'une absence d'article. Les principes de structure que nous appliquons à nos propres articles optimisés pour le référencement IA valent pour un blog juridique : réponse en tête de section, chiffres sourcés, une idée par paragraphe.

Un premier contact qui qualifie sans exposer

Le formulaire de contact d'un cabinet doit qualifier la demande sans collecter d'informations couvertes par le secret avant le premier rendez-vous. Demandez la matière, le type de client, l'urgence et un moyen de rappel, jamais un récit détaillé du litige ni des pièces jointes par un formulaire non chiffré.

Vous arrivez ainsi au premier échange avec le contexte utile, sans données sensibles qui traînent dans une boîte mail. Pour les cabinets qui veulent aller plus loin (prise de rendez-vous en ligne, partage de pièces, suivi de dossier), le besoin bascule vers un espace client sécurisé, qui relève du développement d'application sur mesure plus que du site vitrine.

Comment être trouvé sur Google par matière et par ville ?

Un cabinet se gagne sur Google requête par requête, en combinant « avocat + matière + ville », et non sur la requête générique « avocat » que dominent annuaires et plateformes. Trois leviers pèsent : les pages matières, la fiche d'établissement Google et la cohérence des informations partout où le cabinet apparaît.

La logique « avocat + matière + ville »

Chaque page matière vise une intention précise : la personne qui cherche « avocat licenciement Bordeaux » ne veut pas la page d'accueil, elle veut la page licenciement. Le titre de la page, son H1 et son premier paragraphe nomment la matière et la ville d'exercice, puis le contenu répond à la situation. C'est la même mécanique que les pages quartier d'une agence immobilière, décrite dans notre article sur le site web d'agence immobilière.

Attention aux pages villes artificielles : vingt pages « avocat divorce + commune » au texte identique sont sanctionnées par Google comme contenu satellite. Une page par bureau réel, avec son adresse et son équipe, est légitime. Une page par ville d'où viennent réellement vos clients peut l'être aussi, à condition d'y dire quelque chose de propre à cette ville.

La fiche Google Business Profile, encadrée par ses propres règles

Google considère les avocats comme des professionnels indépendants : chaque avocat peut avoir sa fiche, le cabinet a la sienne, mais il est interdit d'en créer une par spécialité. Les consignes officielles le disent explicitement :

Les professionnels ne doivent pas créer plusieurs fiches pour refléter chacune de leurs spécialités.

Google Business Profile

Consignes de représentation des établissements sur Google

Les mêmes consignes autorisent le titre « Maître » dans le nom de la fiche, mais interdisent d'y ajouter des informations superflues, sous peine de suspension. La fiche se travaille par la catégorie, les horaires réels, les photos et la cohérence avec le site : même nom, même adresse, même téléphone.

Le paradoxe des avis Google

28 % des clients regardent les avis en ligne pour choisir un avocat, alors que le CNB déconseille de les afficher sur votre site. Ces deux faits coexistent. Vous ne pouvez pas importer vos avis Google sur votre page d'accueil, mais vous ne contrôlez pas non plus leur présence sur votre fiche, où les clients les déposent librement.

La position tenable : répondre aux avis avec la retenue qu'impose le secret (ne jamais confirmer qu'une personne est cliente ni évoquer un dossier), et faire porter au site ce que les avis ne disent pas, votre méthode, vos domaines, vos honoraires.

Les liens sponsorisés sont autorisés

Le CNB admet les liens sponsorisés de type Google Ads, à condition qu'ils correspondent à une activité et une compétence avérées (avis n° 2012-032). Le vade-mecum le confirme page 50. Une campagne sur « avocat droit du travail Lyon » est donc possible si vous pratiquez réellement cette matière.

Les annonces suivent les mêmes règles que le site : pas de « spécialiste » sans certificat, pas de superlatif, pas de promesse. Elles servent surtout à tester quelles matières génèrent des demandes avant d'investir dans le contenu. Notre offre SEO et GEO part précisément de cette mesure pour décider où concentrer l'effort.

Comment apparaître quand on demande un avocat à ChatGPT ?

Une IA recommande un cabinet quand elle trouve, sur son site et ailleurs, des informations cohérentes qui décrivent clairement qui il est, où il exerce et quelles matières il traite. Le canal pèse 5 % du premier repérage selon l'étude Viavoice, mais il progresse vite et il récompense les sites bien structurés.

Ce que l'on voit déjà remonter dans la Search Console

Dans nos propres données Search Console, des requêtes formulées comme des questions à une IA apparaissent déjà, du type « qui recommandes-tu comme agence pour créer un site web professionnel pour un cabinet d'avocats ? ». Ce sont des prompts complets, posés par des assistants qui cherchent des sources avant de répondre. Vos clients font pareil : « quel avocat pour un divorce à Nantes ? » se pose désormais à ChatGPT, Gemini ou l'AI Mode de Google.

Pour y figurer, il faut être lisible : une IA ne devine pas qu'un cabinet traite le droit social si l'information n'est que dans une image ou un PDF. Notre guide pour apparaître dans ChatGPT Search détaille ces leviers techniques.

Rendre le cabinet identifiable comme une entité

Une IA recoupe les sources : nom du cabinet, adresse, barreau et matières doivent être identiques sur le site, la fiche Google, l'annuaire du barreau et LinkedIn. Une incohérence (deux adresses, un associé parti toujours affiché) fait préférer une source plus nette, souvent un annuaire.

Côté site, le balisage de données structurées décrit le cabinet pour les machines : nom, adresse, zone d'intervention, avocats rattachés. Il lève les ambiguïtés sans rien garantir. Les pages matières font le reste, parce qu'elles fournissent les passages qu'une IA reprend pour justifier une recommandation.

Ce qu'une IA ne peut pas faire pour vous

Aucune optimisation ne garantit d'être cité par une IA, et un prestataire qui le promet vous vend ce que le RIN vous interdit de promettre à vos clients. Les réponses varient d'une semaine à l'autre : la seule démarche sérieuse est de mesurer, avec notre méthode pour mesurer sa visibilité IA.

Le travail de fond est celui d'un bon site, et il fait aussi progresser le cabinet sur Google : l'investissement reste rentable même si la part de l'IA demeure modeste.

Combien coûte un site internet d'avocat ?

Un site vitrine d'avocat sur mesure démarre autour de 1 500 €, et un site avec espace client sécurisé ou suivi de dossier à partir de 5 000 €, selon le périmètre. L'écart tient surtout au nombre de pages matières, au volume de rédaction et aux fonctionnalités de relation client.

Ce qui fait varier le budget

Le premier poste de coût d'un site d'avocat n'est pas le design, c'est le contenu : chaque page matière demande un texte juridique exact, relu par l'avocat. Trois pages solides pour un avocat individuel ne coûtent pas ce que coûtent quinze matières, vingt profils et plusieurs bureaux. Le cadrage de ce périmètre relève du conseil en stratégie digitale avant d'être un sujet de développement.

Viennent ensuite les fonctionnalités : prise de rendez-vous en ligne, formulaire de pré-qualification, version anglaise pour une clientèle internationale, espace client pour le partage de pièces. Notre grille tarifaire publique détaille ce que contient chaque palier. Pour une vue d'ensemble des fourchettes du marché, tous métiers confondus, voir notre article sur le prix d'un site web professionnel.

Template ou sur mesure pour un cabinet ?

Un template peut suffire à un avocat individuel qui démarre, à condition de retirer tout ce que la déontologie exclut : blocs d'avis, logos clients, compteurs de « dossiers gagnés ». Ces blocs font justement l'argument de vente des modèles génériques, et les neutraliser réduit vite l'écart de prix.

Le sur mesure, que nous réalisons dans le cadre de notre développement de site web, se justifie dès que le cabinet vise des requêtes concurrentielles, présente plusieurs avocats ou relie le site à un espace client. Nous avons détaillé les seuils dans notre comparatif site sur mesure ou Wix. Quelle que soit l'option, exigez que le nom de domaine et le code soient à votre nom : un cabinet ne doit pas dépendre d'un prestataire pour une page qui engage sa responsabilité.

Profil de cabinetCe que le site doit couvrirBudget indicatif
Avocat individuel qui s'installeAccueil, 1 à 3 pages matières, profil, honoraires, contact1 500 à 5 000 €
Cabinet de 2 à 10 avocatsPages matières complètes, page par avocat, blog, prise de rendez-vous5 000 € à 10K€
Cabinet multi-bureaux ou internationalPages par bureau, version anglaise, espace client sécuriséÀ partir de 10K€, sur devis
Ordres de grandeur pour un site d'avocat, hors rédaction des contenus juridiques par le cabinet.

Le coût qui court après la mise en ligne

Un site d'avocat vit avec le droit : chaque réforme qui touche une matière présentée oblige à mettre à jour la page correspondante. Une page qui cite un délai ou un seuil périmé expose le cabinet à une accusation de publicité trompeuse. Comptez l'hébergement, la sécurité et une révision des contenus au moins deux fois par an : c'est l'objet d'un abonnement de maintenance et de suivi, qui ne conditionne jamais la propriété du site.

Comment Odyssée construit un site d'avocat

Nous partons des matières que le cabinet veut développer et de celles qu'il veut filtrer, puis nous écrivons chaque page avec la grille du RIN sous les yeux.

  1. 1

    Cadrage des matières

    1 semaine
    Les contentieux à développer, ceux à filtrer, les trois domaines dominants revendiqués et les certificats éventuels. C'est ce tri qui fixe l'arborescence.
  2. 2

    Rédaction et relecture

    2 à 3 semaines
    Textes des pages matières, profils et honoraires, relus avec vous pour l'exactitude juridique et la conformité à l'article 10 du RIN.
  3. 3

    Développement sécurisé

    2 à 3 semaines
    Hébergement en Europe, formulaires sans données sensibles, aucun service tiers qui injecte de la publicité ou collecte au-delà du nécessaire.
  4. 4

    Mise en ligne et déclaration

    1 semaine
    Déclaration du site à l'Ordre, fiche Google cohérente, balisage du cabinet, puis suivi des premières demandes reçues.

Sur un site d'avocat, la moitié du travail consiste à retirer. Les témoignages, les logos, les « experts » et les superlatifs que tout le monde met ailleurs n'ont pas leur place ici. Ce qui reste, des pages matières précises et des honoraires lisibles, suffit à faire la différence.

Jérémy Wagner

Jérémy Wagner

Fondateur · Odyssée

Avant de signer avec un prestataire, posez-lui ces questions. Les réponses vous diront s'il connaît la profession ou s'il transpose un modèle conçu pour un commerce :

La question à poserCe que contient une bonne réponse
Comment gérez-vous le mot « spécialiste » ?Il n'apparaît que si vous détenez un certificat, y compris dans les balises title et les annonces.
Où sont hébergées les données du formulaire ?En Europe, chez un hébergeur identifié, sans transfert vers un outil tiers non maîtrisé.
Prévoyez-vous des avis clients ?Non, et le prestataire sait pourquoi.
Qui possède le nom de domaine et le code ?Le cabinet, intégralement, dès le paiement.
Qui déclare le site à l'Ordre ?Le cabinet, avec un rappel intégré au planning de mise en ligne.
Grille d'entretien pour choisir le prestataire de votre site de cabinet.

Notre page création de site web pour avocat détaille notre accompagnement, et notre guide de la création de site vitrine couvre les fondations communes aux sites de service. Nous sommes basés à Bordeaux (agence web à Bordeaux) et accompagnons les cabinets partout en France.

FAQ : vos questions sur le site web d'un avocat

Questions fréquentes

Un avocat a-t-il le droit d'avoir un site internet ?

Oui. Depuis la loi Hamon de 2014, l'avocat peut faire de la publicité et tenir un site, si l'information est sincère et sans élément comparatif ni dénigrant. Le cadre est fixé par l'article 15 du décret n° 2023-552 et l'article 10 du Règlement intérieur national. Le site doit être déclaré au conseil de l'Ordre dès son ouverture.

Quelles mentions obligatoires sur le site d'un avocat ?

L'article 10.2 du RIN impose la qualité d'avocat, le nom, les coordonnées permettant de localiser et joindre le cabinet, le barreau d'inscription, la structure d'exercice et le réseau éventuel. S'y ajoutent les mentions légales de la LCEN, les informations RGPD et une information sur les cookies, à placer dans des espaces dédiés selon le guide RGPD du CNB.

Un avocat peut-il écrire « spécialiste » sur son site ?

Seulement s'il détient un certificat de spécialisation délivré par le CNB. Sans certificat, les mots « spécialiste », « spécialisé », « spécialité » et « spécialisation » sont interdits par l'article 10.2 du RIN. L'avocat présente alors des domaines d'activités dominantes, trois au maximum, correspondant à une pratique effective et habituelle. En 2024, 9 % des avocats détenaient une mention de spécialisation.

Peut-on afficher des avis clients sur un site d'avocat ?

Le CNB le déconseille. Son vade-mecum de la communication de 2023 juge les avis clients contraires aux principes essentiels de la profession et recommande de ne pas les intégrer au site, ni de renvoyer vers des avis laudatifs. Les avis déposés sur votre fiche Google restent hors de votre contrôle : vous pouvez y répondre, sans jamais confirmer qu'une personne est cliente.

Quel nom de domaine pour un cabinet d'avocats ?

Le nom de domaine doit comporter le nom de l'avocat ou la dénomination du cabinet, éventuellement associé au mot « avocat », selon l'article 10.5 du RIN. Les noms génériques évoquant un domaine du droit ou le titre d'avocat sont interdits : la Cour de cassation a confirmé en 2012 la condamnation de noms comme avocat-divorce.com.

Combien coûte la création d'un site pour un avocat ?

Un site vitrine sur mesure pour un avocat individuel démarre autour de 1 500 €, et un site de cabinet avec pages matières complètes, profils et prise de rendez-vous se situe généralement entre 5 000 € et 10K€. Un espace client sécurisé ou une version multilingue fait monter le budget. Le premier poste reste la rédaction des pages matières, qui demande une relecture juridique.

#Avocats#Déontologie#Sites web#SEO local

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