
La France compte 2,3 millions d'entreprises artisanales, dont près de quatre sur dix dans le bâtiment, selon le rapport d'activité de CMA France (chiffres au 1er janvier 2025). Beaucoup n'ont pas de site : d'après le baromètre France Num 2026, seules 52 % des entreprises sans salarié en ont un, onze points de moins qu'en 2025. Dans le même temps, la DGCCRF constate que des fraudeurs du dépannage multiplient les sites pour capter les urgences. Pour un vrai artisan, le site n'est donc pas une vitrine de plus. Il prouve que vous existez, il fait sonner le téléphone, et il tient des règles que peu de sites respectent. Ce guide les prend dans l'ordre, jusqu'au budget.
Un artisan a-t-il besoin d'un site internet en 2026 ?
Oui, dès qu'une partie de vos clients vous cherche sans vous connaître ou vérifie la recommandation qu'on lui a faite : le site répond à ces deux moments, sur un support qui vous appartient. Un carnet de commandes plein grâce au bouche-à-oreille ne dispense pas d'un site. Il change seulement son rôle.
2,3 M
entreprises artisanales en France, dont près de quatre sur dix dans le bâtiment
CMA France, au 1er janvier 202552 %
des entreprises sans salarié ont un site internet, onze points de moins en un an
Baromètre France Num 202664 %
des professionnels du dépannage contrôlés en infraction, sites internet compris
DGCCRF, juillet 2025Le bouche-à-oreille finit sur un téléphone
Le client à qui l'on vous recommande a votre nom, pas forcément votre numéro : il le tape dans un moteur de recherche, et ce qu'il trouve décide de l'appel. Il le fait le plus souvent sur son téléphone : selon le Baromètre du numérique 2026 de l'Arcep et du CRÉDOC, 91 % des Français de 12 ans et plus ont un smartphone, et environ trois sur quatre s'en servent chaque jour pour aller sur internet. Ce que le client trouve à ce moment confirme ou défait la recommandation. Une fiche Google sans photo et aucun site, c'est un doute. Un site qui montre des chantiers proches de chez lui, un nom, une assurance et un numéro à toucher, c'est un appel.
Urgence ou projet : deux clients, deux parcours
Le particulier dont la chaudière vient de lâcher ne lit pas le site comme celui qui prépare une salle de bains pour le printemps. Le premier veut un numéro, une zone et un délai. Le second veut des réalisations comparables, une méthode et un ordre de prix. Un site d'artisan doit servir les deux sans les mélanger.
| Situation du client | Ce qu'il vérifie d'abord | La page qui répond |
|---|---|---|
| Urgence : fuite, panne, porte claquée | Que vous intervenez chez lui, vos tarifs, comment vous joindre | Accueil avec bouton d'appel, page tarifs et zone d'intervention |
| Projet : salle de bains, toiture, extension | Des chantiers comparables, la méthode, un ordre de prix | Pages par prestation, réalisations, demande de devis |
| Rénovation énergétique avec aides | Votre qualification RGE et le domaine qu'elle couvre | Page qualifications, avec le lien vers l'annuaire officiel |
Ni la fiche Google seule, ni les plateformes
La fiche Google et les plateformes de mise en relation apportent de la visibilité, mais aucune ne vous appartient, et aucune ne présente votre travail comme vous le décidez. Le baromètre France Num le montre : les réseaux sociaux (66 % des TPE et PME) devancent désormais le site (64 %), et 47 % des entreprises s'appuient sur une inscription gratuite à un annuaire comme Google. Ces outils complètent un site, ils ne le remplacent pas. Le public le perçoit : selon le même baromètre de l'Arcep, 54 % des internautes estiment que les plateformes « invisibilisent les artisans » qui ne passent pas par elles. Sur une plateforme, le client compare plusieurs artisans sur la même page ; sur votre site, il ne voit que vous.
Comment un site d'artisan prouve-t-il qu'il n'est pas un faux dépanneur ?
En montrant ce qu'un fraudeur ne peut pas montrer : une identité vérifiable, une assurance, des qualifications réelles et des chantiers datés près de chez le client. Le design ne fait pas la différence : la preuve, si.
Ce que la DGCCRF reproche aux sites du dépannage
Dans le dépannage à domicile, près de deux professionnels contrôlés sur trois sont en infraction, et les sites internet sont au cœur du problème. Selon l'enquête de la DGCCRF publiée en juillet 2025, 350 des 548 professionnels contrôlés ne respectaient pas la réglementation, soit un taux d'anomalie de 64 %. Les enquêteurs décrivent des acteurs qui « engagent de fortes dépenses en publicité », changent régulièrement de raison sociale, et dont les sites « ne renseignent pas systématiquement les informations tarifaires ».
Certains professionnels créent une myriade de sites internet, qui souvent ne comportent pas les mentions obligatoires (identité de la personne physique/morale, raison sociale, coordonnées, numéro d'inscription au RNE, médiateur de la consommation, etc.), pour mieux attirer des clients.
Enquête sur le dépannage à domicile, juillet 2025
Les consignes données aux particuliers sont du même ordre. La fiche pratique de la DGCCRF sur le dépannage leur conseille de se méfier « des annonces sponsorisées », des professionnels qui prétendent « intervenir 7j/7 ou 24h/24 », et d'exiger les tarifs avant tout déplacement. Votre site doit passer ce test avec un client méfiant.
Identité, assurance, qualification : les preuves que l'on vérifie
Un client méfiant contrôle trois choses : qui vous êtes, si vous êtes assuré, et si vos qualifications existent. L'identité tient dans les mentions légales, avec votre numéro d'immatriculation, mais rien n'empêche de la remonter : nom du dirigeant, photo, adresse de l'atelier si vous y recevez. L'assurance décennale se prouve par une attestation, que la loi impose de joindre aux devis et que vous pouvez aussi rendre consultable sur le site.
Pour la rénovation énergétique, la qualification RGE est un argument de vente direct : MaPrimeRénov' exige des travaux réalisés par un professionnel RGE, selon service-public.fr, comme l'éco-prêt à taux zéro et les primes énergie. Affichez le domaine exact de votre qualification et renvoyez vers l'annuaire officiel, où le client peut vérifier. La DGCCRF relève justement, parmi les infractions, la « reproduction du logo RGE en l'absence de certification » : un logo seul ne prouve rien, un lien vérifiable si.
Des chantiers réels, datés et situés
Une galerie de chantiers convainc quand chaque photo dit quoi, où et quand. Une salle de bains « avant/après » avec la légende « Mérignac, rénovation complète, mars 2026 » vaut plus que dix images de banque d'images, qu'un client repère et qu'un fraudeur peut copier. Classez les réalisations par prestation, pas par date : celui qui cherche une couverture veut voir des toitures. Demandez l'accord du client avant de publier l'intérieur de sa maison, et évitez ce qui l'identifie (numéro de rue, plaque, visages). Photographier chaque chantier fini prend deux minutes, et ce stock de preuves nourrit aussi votre fiche Google.
Que doit montrer la page d'accueil sur un téléphone ?
Sans faire défiler, trois éléments : votre métier et votre zone, un bouton d'appel, et une preuve. Le reste du site peut attendre, ces trois éléments non.
Le bouton d'appel, toujours à portée de pouce
Sur mobile, le numéro doit être un bouton qui lance l'appel, visible sur chaque page, y compris quand on fait défiler. Un numéro écrit en image ou en petit dans le pied de page fait perdre l'urgence. À côté, une demande de rappel sert ceux qui ne peuvent pas téléphoner tout de suite, et vous, quand vous êtes sur un toit. Le titre de la page dit le métier et le secteur en clair, « Plombier chauffagiste à Pessac et dans l'ouest bordelais », pas un slogan. Le client doit savoir en deux secondes s'il est au bon endroit.
Rapide en 4G, même loin d'une antenne
Un client dans l'urgence n'attend pas qu'une photo de six mégaoctets se charge. Google mesure la vitesse d'affichage du plus grand élément de la page, le LCP, avec un objectif de 2,5 secondes au plus. Sur un site d'artisan, cet élément est en général une photo de chantier : chaque photo doit être réduite et convertie pour l'écran, au lieu d'être servie telle qu'elle sort du téléphone. Le détail de ces indicateurs de vitesse de Google est dans notre article dédié, et c'est un point que nous traitons dans chaque projet de création de site : un site d'artisan doit s'ouvrir vite en 4G, même en zone rurale.
Dire honnêtement quand vous intervenez
Annoncer des horaires et des délais réels rassure davantage qu'un « 24h/24 » que la DGCCRF cite elle-même comme signal d'alerte. Si vous assurez des urgences le samedi, dites-le avec le surcoût prévu. Si vous ne le faites pas, dites-le aussi : un client déçu au téléphone ne rappellera pas. Indiquez le délai habituel d'un premier rendez-vous de devis, la zone couverte et, si possible, une carte simple des communes desservies.
Quelles pages font demander un devis ?
Une page par prestation que vous vendez, une page tarifs, obligatoire si vous faites du dépannage, et un formulaire adapté au type de travaux. Le reste est secondaire.
Une page par métier ou par prestation réellement vendue
Chaque prestation qui vous rapporte mérite sa page, avec son titre, ses photos et son texte. « Rénovation de salle de bains », « recherche de fuite », « remplacement de chaudière » : chaque page répond à une recherche précise et montre des chantiers de ce type. Une page unique « Nos services » qui énumère douze métiers ne répond à aucune. Écrivez ce que le client veut savoir : les étapes, la durée habituelle, ce qui fait varier le prix, les marques ou matériaux que vous posez. Notre guide du site vitrine applique la même règle à tous les métiers : une promesse, une preuve, une action.
Les tarifs de dépannage, une obligation en ligne
Si vous faites du dépannage, de la réparation ou de l'entretien chez des particuliers, vos tarifs doivent être accessibles sur votre site. L'arrêté du 24 janvier 2017 s'applique notamment à la plomberie, à la serrurerie, à l'électricité, à la couverture et à la menuiserie. Il impose d'informer le client, avant le contrat, du taux horaire de main-d'œuvre toutes taxes comprises, des modalités de décompte du temps, des prix des prestations forfaitaires, des frais de déplacement et du caractère payant ou gratuit du devis. Son article 3 ajoute que ces informations « doivent également être aisément accessibles sur tout espace de communication en ligne dédié au professionnel ».
Le même texte impose un devis détaillé avant l'exécution de la prestation, et la DGCCRF rappelle que le dépanneur à domicile doit établir un contrat écrit « dès le 1er euro ». Une page tarifs claire n'est donc pas un risque commercial : c'est une obligation, et l'argument qui vous distingue de ceux qui annoncent leurs prix une fois la porte ouverte. Pour les chantiers sur devis, un prix de départ et ce qui le fait varier suffisent à filtrer les demandes hors budget.
Un formulaire qui qualifie la demande
Le bon formulaire de devis demande ce qu'il faut pour répondre utilement dès le premier échange. Le type de travaux en liste de choix, la commune, le degré d'urgence, une photo du problème et le créneau de rappel préféré. La photo change tout : une fuite sous évier ou un tableau électrique d'avant 1990 se jugent en un coup d'œil, et vous évite un déplacement pour rien. Cinq champs suffisent ; au-delà, le particulier pressé abandonne.
Ce qui ne sert plus
- Un formulaire « Contact » avec nom, email et message libre.
- « Tarifs sur demande » pour le dépannage.
- Une page « Nos services » qui énumère douze métiers.
À faire à la place
- Type de travaux, commune, urgence, photo du problème, créneau de rappel.
- Taux horaire TTC, frais de déplacement et prix du devis, sur une page dédiée.
- Une page par prestation vendue, avec ses chantiers et son ordre de prix.
Comment un artisan se fait-il trouver sur « métier + ville » ?
Par une fiche Google d'entreprise de zone de service cohérente avec le site, des pages par commune seulement là où vous avez quelque chose à dire, et des avis réels. C'est le terrain où un artisan local peut battre un annuaire national.
La fiche Google d'une entreprise qui se déplace
Un artisan qui intervient chez ses clients est, pour Google, une entreprise de zone de service : il déclare les zones qu'il couvre et masque son adresse s'il n'y reçoit personne. Les consignes de représentation sur Google le disent avec un exemple qui vous concerne : « si vous êtes plombier et que vous gérez votre activité depuis votre domicile, supprimez votre adresse de la fiche de votre établissement. » Elles limitent la zone desservie à deux heures de trajet et n'autorisent qu'une seule fiche pour une entreprise sans local qui accueille les clients. C'est l'inverse d'une agence immobilière avec pignon sur rue, qui a une fiche par bureau réel, comme nous l'expliquions dans notre guide du site web d'agence immobilière.
Le classement local repose sur trois critères, selon Google : la pertinence, la distance et la proéminence, qui tient notamment au nombre d'avis et de sites qui renvoient vers vous. Aucun ne s'achète. Votre site joue sur la pertinence et la proéminence, à condition que le nom, le téléphone, les métiers et les communes y soient les mêmes que sur la fiche.
Une page par commune, oui, mais pas vingt copies
Google ne sanctionne pas une page par commune ; il sanctionne les pages quasi identiques créées seulement pour se placer sur chaque nom de ville. Ses règles concernant le spam citent en exemple de pages satellites « plusieurs pages ou noms de domaine qui ciblent des régions ou des villes spécifiques, et qui canalisent les internautes vers une seule page ». Elles visent aussi les « villes et régions citées plusieurs fois dans une page Web » pour ressortir sur ces lieux.
Une page « Couvreur à Mérignac » se justifie si elle contient ce qui est propre à Mérignac : les chantiers que vous y avez faits, le délai habituel d'intervention, les contraintes locales que vous connaissez (secteur protégé, type de toitures du quartier). Si vous pouvez copier la page vers la commune voisine en changeant deux mots, elle n'a pas lieu d'exister. Commencez par les trois ou quatre communes où vous travaillez le plus, comme nous le recommandions pour le site d'un cabinet d'avocats, puis ajoutez une page quand vous avez des chantiers à y montrer.
Les moteurs de réponse lisent les mêmes signaux
ChatGPT, Gemini ou les réponses générées par Google recoupent les mêmes informations avant de citer un artisan : identité, métiers, zone, avis. Un site qui les donne en clair, sur des pages qui répondent à de vraies questions (« combien coûte un remplacement de ballon d'eau chaude ? »), a plus de chances d'être repris. Notre guide pour être cité par ChatGPT Search détaille ces leviers, et une mission de référencement local et IA les traite avec la fiche Google, pas séparément.
| Élément | Sur la fiche Google | Sur le site |
|---|---|---|
| Nom de l'entreprise | Le nom réel, sans mots-clés ajoutés | Le même, dans l'en-tête et les mentions légales |
| Téléphone | Le numéro principal | Le même, en bouton d'appel sur chaque page |
| Adresse | Masquée si vous ne recevez pas de clients | Celle du siège dans les mentions légales |
| Zone | Les zones desservies, dans la limite de deux heures de trajet | Les communes couvertes, avec une page pour les principales |
| Métiers | Catégorie principale et secondaires | Une page par prestation vendue |
Quelles mentions légales sur le site d'un artisan ?
Les mentions légales d'éditeur, le médiateur de la consommation si vous travaillez pour des particuliers, vos tarifs si vous faites du dépannage, et des règles précises dès que vous affichez des avis. La DGCCRF contrôle ces points précisément sur les sites du dépannage.
Identité de l'entreprise et hébergeur
Tout site professionnel indique qui l'édite, comment le joindre et qui l'héberge. Pour une entreprise artisanale, la fiche de service-public.fr sur les mentions obligatoires d'un site cite le numéro d'immatriculation au registre national des entreprises (RNE), l'adresse, un email et un téléphone, le numéro de TVA si vous y êtes soumis, et les coordonnées de l'hébergeur. Un entrepreneur individuel ajoute la mention « entrepreneur individuel » ou « EI » à son nom. Le manquement coûte jusqu'à 75 000 € d'amende pour une entreprise individuelle et 375 000 € pour une société.
Le médiateur de la consommation
Un artisan qui travaille pour des particuliers doit leur proposer un médiateur de la consommation et l'afficher sur son site. Le Code de la consommation donne à tout consommateur le droit d'y recourir gratuitement, et son article R616-1 demande d'inscrire les coordonnées du médiateur « de manière visible et lisible » sur le site, avec l'adresse de son site internet. Le défaut d'information est passible d'une amende administrative de 3 000 € pour une personne physique et de 15 000 € pour une société.
Les avis clients affichés sur votre site
Afficher des avis sur son propre site fait de vous un diffuseur d'avis au sens de la loi, avec des informations à donner. L'article L111-7-2 du Code de la consommation s'applique à toute entreprise qui diffuse des avis « à titre principal ou accessoire » : elle précise si les avis font l'objet d'un contrôle et affiche leur date. Le décret qui l'applique demande aussi la date de l'expérience et les critères de classement des avis. Le plus simple est souvent de renvoyer vers vos avis Google plutôt que de les recopier. Inventer ou faire écrire des avis est une pratique commerciale trompeuse, punie selon la DGCCRF de deux ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende.
L'assurance : sur le devis, et utile sur le site
La loi impose de mentionner l'assurance sur les devis et les factures, pas sur le site, mais l'afficher en ligne rassure avant le premier appel. Pour les travaux soumis à la garantie décennale, l'article L243-2 du Code des assurances exige une attestation « jointe aux devis et factures ». Pour les autres métiers dont l'assurance professionnelle est obligatoire, le Code de l'artisanat (article L132-1) impose de mentionner l'assureur et la couverture géographique sur chaque devis et chaque facture. Sur le site, le nom de l'assureur et l'attestation en téléchargement répondent à la question avant qu'on la pose.
| Obligation | Ce qu'il faut afficher | Texte de référence |
|---|---|---|
| Mentions légales | Identité, numéro RNE, coordonnées, hébergeur, mention EI le cas échéant | Loi pour la confiance dans l'économie numérique, art. 1-1 |
| Médiateur de la consommation | Nom, coordonnées et adresse du site du médiateur | Code de la consommation, art. L612-1 et R616-1 |
| Tarifs de dépannage, réparation, entretien | Taux horaire TTC, décompte du temps, forfaits, déplacement, coût du devis | Arrêté du 24 janvier 2017, art. 2 et 3 |
| Avis clients affichés | Contrôle ou non, date de l'avis et de l'expérience, critères de classement | Code de la consommation, art. L111-7-2 et D111-17 |
| Assurance décennale | Attestation jointe aux devis et factures ; sur le site, conseillé | Code des assurances, art. L243-2 |
Le site peut-il vous faire gagner du temps sur les devis ?
Oui, quand il trie les demandes avant le premier appel, puis quand il grandit vers un outil de gestion : devis, planning, suivi de chantier. Le temps passé au téléphone et le soir sur les papiers est le vrai coût d'un artisan.
Moins d'appels à froid, plus de demandes complètes
Une demande qui arrive avec le type de travaux, la commune, une photo et un créneau se chiffre plus vite qu'un message « rappelez-moi ». Vous savez avant d'appeler si le chantier est pour vous, si la zone est couverte et s'il faut se déplacer. Le baromètre France Num mesure l'enjeu : 46 % des TPE et PME tirent déjà au moins 5 % de leurs clients d'internet, et 49 % des entreprises sans salarié. Une réponse automatique qui accuse réception et annonce le délai de rappel évite les doublons : le client pressé ne contacte pas trois concurrents en attendant.
Quand le site devient un outil de gestion
Le site peut porter les outils qui mangent vos soirées : devis, relances, planning des chantiers, photos de suivi pour le client. Ce n'est plus un site vitrine, c'est une application métier, construite autour de vos habitudes plutôt qu'autour d'un logiciel standard. Le point de départ est souvent un fichier Excel de suivi des devis, et notre guide pour passer d'un tableur Excel à une application métier montre comment ce fichier devient un cahier des charges. Notre expertise applications en détaille les usages, et notre offre d'outils métier sur mesure le périmètre.
Facturation électronique : les dates à connaître
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, et les TPE devront les émettre à partir du 1er septembre 2027 pour leurs clients professionnels. Un artisan qui travaille pour des syndics, des entreprises ou des promoteurs est directement concerné par l'émission, et tous doivent déjà pouvoir recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs. Le calendrier et ses conséquences sont détaillés dans notre article sur Excel cité plus haut. Si vous refaites votre site, c'est le bon moment pour choisir des outils de devis et de facturation qui se brancheront sur votre plateforme de facturation.
Combien coûte un site d'artisan, et en combien de temps ?
Sur notre grille publique, un site d'artisan sur mesure démarre à 1 500 € pour jusqu'à dix pages, un site complet avec espace d'administration se situe entre 5 000 € et 10K€, et un outil de gestion des devis et du planning démarre à 5 000 €. L'écart tient au nombre de pages, à l'autonomie sur les contenus et aux fonctions.
Ce qui fait varier le budget
Le nombre de prestations et de communes à présenter, l'autonomie sur la galerie et les outils reliés au site font la facture, bien plus que le design. Un artisan qui démarre a besoin d'un accueil, de trois à cinq pages de prestations, d'une page tarifs, de réalisations et d'un formulaire : c'est le palier d'entrée. Un artisan qui ajoute lui-même ses chantiers chaque semaine a besoin d'une interface d'administration. Un formulaire relié à un agenda ou à un logiciel de devis demande des intégrations. Nos tarifs publics détaillent chaque palier, et notre article sur ce que coûte un site internet explique ce que recouvre chaque poste, tous métiers confondus.
| Profil | Ce que couvre le site | Budget indicatif |
|---|---|---|
| Artisan seul ou petite équipe | Accueil, pages de prestations, tarifs, réalisations, formulaire de devis, jusqu'à dix pages | À partir de 1 500 € |
| Entreprise établie, plusieurs métiers | Pages par prestation et par commune, galerie gérée en autonomie, intégrations | 5 000 € à 10K€ |
| Outil de gestion relié au site | Devis, relances, planning, suivi de chantier pour le client | À partir de 5 000 € (grille application) |
Délais, propriété et vie du site
Comptez une à trois semaines pour un premier site, deux à quatre pour un site complet. Le délai dépend surtout de vous : les photos de chantiers, les textes de prestations et les informations légales sont à rassembler avant le développement. Ensuite, l'hébergement, la sécurité et les mises à jour relèvent d'un abonnement de maintenance, dès 8 € par mois. Le site et son code vous appartiennent dès le paiement, réglable en deux fois. Pour l'arbitrage entre un thème prêt à l'emploi et un site construit pour votre métier, voir notre comparatif thème Wix ou site sur mesure.
- 1
Le métré
Premier rendez-vousVos métiers, vos chantiers types, les communes visées, la saisonnalité et la concurrence locale : ce qui fixe les pages et les recherches à viser. - 2
Le plan
Avant le développementLes pages dessinées autour de la demande de devis : réalisations, tarifs, place des avis et des boutons d'appel. - 3
La pose
Une à quatre semainesLe développement, des photos préparées pour le téléphone, la page tarifs et les mentions légales intégrées. - 4
La réception
Mise en ligneLa fiche Google alignée sur le site, une formation courte pour ajouter vos chantiers, puis le suivi des demandes reçues.
Face à un faux dépanneur qui achète des annonces, un artisan ne gagnera pas sur le budget publicitaire. Il gagne sur ce que l'autre ne peut pas montrer : un nom, un numéro d'immatriculation, une attestation d'assurance, des tarifs affichés et des chantiers datés près de chez le client. Un site d'artisan, c'est d'abord ça.

Fondateur · Odyssée
Notre page création de site web pour artisan détaille notre accompagnement, du métré du besoin à la mise en ligne. Les fondations communes à tous les sites de service sont sur notre page d'expertise consacrée aux sites vitrines, et un projet plus large commence par notre accompagnement en cadrage et stratégie. Nous recevons sur rendez-vous dans notre agence de Mérignac, aux portes de Bordeaux et de la Gironde, et accompagnons des artisans partout en France. D'autres métiers de service suivent la même logique, comme le montre notre guide du site de photographe.
FAQ : vos questions sur le site internet d'un artisan
Questions fréquentes
Un artisan a-t-il besoin d'un site internet ?
Oui, si une partie de vos clients vous cherche sur internet ou vérifie la recommandation qu'on leur a faite. La fiche Google et les plateformes apportent de la visibilité, mais ne vous appartiennent pas. Le site prouve votre identité, montre vos chantiers, affiche vos tarifs et fait appeler en un geste depuis un téléphone.
Que doit contenir le site internet d'un artisan ?
Un accueil qui dit le métier et la zone avec un bouton d'appel, une page par prestation vendue, des réalisations datées et situées, une page tarifs, un formulaire de devis par type de travaux, vos qualifications et votre assurance, et des mentions légales complètes avec le médiateur de la consommation.
Un artisan doit-il afficher ses tarifs sur son site ?
Oui, pour le dépannage, la réparation et l'entretien chez les particuliers. L'arrêté du 24 janvier 2017 impose que le taux horaire TTC, le décompte du temps, les forfaits, les frais de déplacement et le caractère payant ou gratuit du devis soient aisément accessibles en ligne. Pour les chantiers sur devis, un prix de départ suffit.
Quelles mentions légales sur le site d'un artisan ?
Le nom de l'entreprise, avec la mention EI pour un entrepreneur individuel, le numéro d'immatriculation au registre national des entreprises, l'adresse, un email et un téléphone, le numéro de TVA le cas échéant, l'hébergeur, et les coordonnées du médiateur de la consommation si vous travaillez pour des particuliers.
Comment un artisan peut-il être visible sur Google dans sa ville ?
Créez une fiche Google d'entreprise de zone de service, adresse masquée si vous ne recevez pas de clients, cohérente avec le site. Publiez une page par prestation et une page pour chaque commune où vous avez de vrais chantiers à montrer, jamais des copies. Demandez des avis à chaque chantier terminé.
Combien coûte un site internet pour un artisan ?
Sur la grille publique d'Odyssée, un site d'artisan sur mesure démarre à 1 500 € pour jusqu'à dix pages, un site complet avec galerie gérée en autonomie se situe entre 5 000 € et 10K€, et un outil de gestion des devis et du planning démarre à 5 000 €. La maintenance commence à 8 € par mois.
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