
Le site que nous avons livré au photographe Jordan Sapally met en ligne plus de 10 000 photos, réparties dans près de 90 projets culinaires et quatre autres univers. Un fichier d'export du studio fait 6 048 × 4 024 pixels et pèse 2 Mo. Une photo de galerie, telle que la reçoit le visiteur, pèse en moyenne 90 Ko. Tout le métier d'un site de photographe tient dans cet écart : montrer des images irréprochables sans faire attendre, puis transformer l'admiration en demande. Ce guide part de ce projet pour couvrir ce qui fait réserver un photographe en 2026 : la vitesse, les pages qui convertissent, le référencement par spécialité, la migration depuis un ancien site, les droits et la question des IA.
À quoi sert un site de photographe quand on a déjà Instagram ?
Le site fait ce qu'Instagram ne fait pas : il répond à une recherche précise, présente vos prestations et recueille une demande qualifiée, sur un support qui vous appartient. Le réseau social entretient la relation avec ceux qui vous suivent. Le site convainc ceux qui vous cherchent sans vous connaître.
Le réseau social montre, le site fait réserver
Un compte Instagram dépend d'un algorithme et d'une plateforme que vous ne contrôlez pas, alors qu'un site reste à vous : son adresse, ses pages, ses données. Le fil sert la découverte. Il répond mal à la personne qui tape « photographe mariage Gironde » ou « photographe culinaire Paris » et qui veut voir, en une minute, des séries comparables à son projet, une zone d'intervention, un ordre de prix et un moyen de réserver.
Le site est aussi le seul endroit où vous décidez du parcours. Sur un profil, la plateforme propose vite d'autres comptes. Sur votre site, la page suivante est votre page de prestations.
Trois publics qui ne cherchent pas la même chose
Un couple, une entreprise et une maison de luxe arrivent avec des questions différentes, et l'arborescence doit le refléter. Côté particuliers, la demande suit le calendrier des familles : 251 000 mariages ont été célébrés en France en 2025, en hausse de 1,4 % sur un an, selon l'estimation de l'INSEE publiée en janvier 2026. Côté professionnels, elle suit les ouvertures, les nouvelles cartes et les saisons : un restaurant qui refait son site a besoin de photos de plats et de salle, comme nous le détaillons dans notre article sur le site internet de restaurant.
| Public | Ce qu'il vérifie d'abord | La page qui répond |
|---|---|---|
| Particuliers : mariage, portrait, famille | Le style, la disponibilité à une date, un prix de départ | Séries par spécialité, prestations, contact avec la date |
| Entreprises : corporate, produit, immobilier | Les délais, les droits d'usage des images, la facturation | Prestations, conditions, références |
| Maisons, marques, agences | L'univers, les références, la langue de travail | Projets, à propos, version anglaise |
Ce qu'un prospect décide en dix secondes
Sur la page d'accueil, un prospect cherche trois réponses : ce que vous photographiez, si votre style lui correspond, et comment vous joindre. Si la première série est un mariage alors que vous voulez développer le corporate, vous recevrez des demandes de mariage. L'accueil est un choix éditorial, pas un best of. C'est le même principe que pour tout site vitrine : une promesse, une preuve, une action.
Comment garder des photos en pleine qualité sans ralentir le site ?
En ne servant jamais le fichier d'export : chaque écran reçoit une version calculée pour lui, au bon format, de quelques dizaines de kilo-octets au lieu de plusieurs mégaoctets. C'est le premier chantier technique d'un site de photographe, et le plus facile à rater.
Ce que pèse réellement une galerie
Une galerie de 80 photos exportées à 2 Mo pèse 160 Mo ; préparée pour le web, la même galerie en pèse environ 7. Le visiteur ne télécharge d'ailleurs que ce qu'il voit : les images suivantes arrivent au défilement.
Sur le site de Jordan Sapally, chaque photo passe par un script qui redresse l'orientation, limite le plus grand côté à 1 600 pixels et convertit en WebP. Mesuré sur les 6 600 photos des projets culinaires : environ 90 Ko par image. Une photo de la série du restaurant Muni, en portrait, sort à 1 067 × 1 600 pixels pour 44 Ko. Le travail est automatique : le studio dépose ses exports, le site produit les versions web. C'est ce que nous mettons en place sur chaque projet de développement de site web qui porte beaucoup d'images.
Formats modernes, tailles adaptées, chargement progressif
Trois réglages font l'essentiel : un format moderne, plusieurs tailles selon l'écran, et un chargement différé pour tout ce qui n'est pas visible. Le web en est loin. Selon le Web Almanac 2025 de HTTP Archive, une image est le plus grand élément affiché sur 76 % des pages mobiles ; le JPEG représente 57 % de ces images et l'AVIF 0,7 %. Pour un site dont chaque page est faite d'images, c'est là que se gagne la vitesse.
Les tailles se déclarent dans le code : le navigateur choisit la variante adaptée à l'écran, et le téléphone ne télécharge jamais l'image prévue pour un écran de 27 pouces.
Une exception compte plus que toutes les règles : la première grande image de la page ne doit jamais être différée. C'est elle que Google mesure comme le plus grand élément affiché, le LCP, avec un objectif de 2,5 secondes au plus. Le même Web Almanac relève pourtant que 16 à 17 % des pages chargent cette image en différé, ce qui la retarde au lieu de la protéger. Le détail de ces indicateurs est dans notre article sur les Core Web Vitals en 2026.
Les films et les reels, le vrai poids lourd
Un reel de quelques secondes pèse autant qu'une cinquantaine de photos de galerie. Les six reels du site de Jordan Sapally pèsent entre 2,5 et 10 Mo. Aucun n'est téléchargé à l'ouverture de la page : chacun s'affiche comme une image fixe, se lance au survol et ne se charge en entier qu'à l'ouverture.
| Réglage | Valeur de départ | Pourquoi |
|---|---|---|
| Format | WebP, ou AVIF si la chaîne de production le permet | Plus léger que le JPEG à qualité visuelle comparable |
| Taille | 1 600 px sur le plus grand côté, plusieurs variantes selon l'écran | Le téléphone ne reçoit pas l'image de l'écran large |
| Première image | Chargement prioritaire, jamais différé | C'est l'élément que mesure le LCP |
| Images suivantes | Chargement différé au défilement | Le visiteur ne paie que ce qu'il regarde |
| Vidéos | Image fixe, lecture au survol ou au clic | Un reel pèse autant qu'une cinquantaine de photos |
| Fichiers d'origine | Jamais en ligne | Vitesse, et protection de votre travail |
Portfolio : combien de séries montrer, et comment les classer ?
Autant de séries qu'il en faut pour prouver une spécialité, classées par univers et accompagnées de texte : c'est ce qui aide le prospect à se projeter et Google à comprendre ce que vous photographiez.
Une page par spécialité, pas une galerie fourre-tout
Chaque spécialité que vous voulez vendre mérite sa page, avec son titre, son texte et ses séries. Le site de Jordan Sapally déroule cinq univers comme les chapitres d'un même récit : culinaire, hospitalité, art de vivre, voyage, événements. Chaque univers a sa page, et chaque page peut répondre à une recherche précise. Une galerie unique qui mélange mariage, packshot et portrait ne répond à aucune.
Les projets, eux, n'ont pas chacun leur page : les quelque 90 projets culinaires vivent dans la page de leur univers. C'est un choix assumé. Une page par lieu photographié attire des recherches sur ce lieu, pas sur le photographe, comme on le verra avec le trafic de curiosité.
Le texte que Google lit à la place de vos images
Google comprend une image par ce qui l'entoure : son texte alternatif, la légende, le texte de la page, et un peu son nom de fichier. La documentation de Google sur le référencement des images présente le texte alternatif comme « l'attribut le plus important » et demande de placer les images « à proximité du texte qui les concerne ». Le nom de fichier ne donne que des « indices très légers », mais ils sont gratuits : DSC_9171.jpg ne dit rien, muni-01.webp placé sous le titre du projet Muni dit de quoi il s'agit. Quelques lignes par série (le lieu, le client quand vous pouvez le citer, l'intention) suffisent à donner à chaque page un sujet clair.
Montrer ce que vous voulez vendre
Un portfolio attire des demandes qui lui ressemblent. Gardez les séries qui portent la clientèle que vous visez, même si d'autres sont plus spectaculaires. Le volume ne se justifie que s'il prouve quelque chose : chez Jordan Sapally, près de 90 projets culinaires montrent l'étendue d'une clientèle de tables étoilées et de palaces. Pour un photographe qui se lance, huit séries fortes valent mieux que trente moyennes, car une série faible se remarque et entame la confiance que les autres ont construite.
Quelles pages transforment l'admiration en demande de devis ?
Trois pages font le travail que le portfolio ne fait pas : les prestations avec un prix de départ, le déroulé d'une séance, et un formulaire qui qualifie la demande.
Des prestations avec un prix de départ
Un prix « à partir de » filtre les demandes hors budget et rassure ceux qui n'osent pas demander. « Tarifs sur demande » sur toutes les pages laisse le prospect imaginer le pire, ou partir chez le confrère qui affiche ses prix. Le détail reste au devis : la page fixe un ordre de grandeur et dit ce qui le fait varier (durée, nombre de photos livrées, droits d'usage, déplacement).
La page qui répond à « comment se passe un shooting ? »
Une partie de vos futurs clients n'a jamais commandé de photos, et la question qu'ils tapent est pratique, pas commerciale. Dans la Search Console d'un studio que nous accompagnons, des requêtes comme « c'est quoi un shooting » ou « comment se passe un shooting photo » remontaient sur une ancienne page qui n'y répondait pas. Ce sont des gens en amont d'un projet. Une page qui décrit la préparation, la séance, la sélection, la livraison et les délais capte cette demande et lève les doutes avant le premier appel.
Un formulaire qui qualifie au lieu de collecter
Le bon formulaire demande ce qu'il faut pour répondre utilement dès le premier message. Celui de Jordan Sapally demande le type de projet (six choix, du culinaire au consulting), une fourchette de budget obligatoire en six paliers, et un brief guidé : contexte, échéances, lieux envisagés, références visuelles. Le studio s'engage à répondre sous 48 heures ouvrées. Pour un photographe de mariage, la date est le premier champ : elle dit tout de suite si vous êtes libre.
Des références qui rassurent avant le premier appel
Un client professionnel veut savoir pour qui vous avez déjà travaillé, un particulier veut savoir comment ça s'est passé pour les autres. Pour le premier, les noms comptent : le site de Jordan Sapally affiche les logos d'une quarantaine de maisons avec lesquelles il a travaillé, du Meurice au Ritz Paris, parce que c'est l'argument que vérifie un directeur de communication. Demandez l'accord du client avant de le citer, certaines commandes sont confidentielles. Pour le second, quelques témoignages signés et les avis de votre fiche Google suffisent, à condition d'être réels et récents.
Ce qui ne sert plus
- Une adresse email en bas de page et « écrivez-moi ».
- Des galeries sans un mot de texte.
- « Tarifs sur demande » sur toutes les prestations.
À faire à la place
- Un formulaire avec type de projet, date ou échéance, budget et brief.
- Quelques lignes par série : le lieu, l'intention, le client quand il est citable.
- Un prix de départ et ce qui le fait varier.
Comment un photographe se fait-il trouver sur Google ?
Par la combinaison spécialité + ville, portée par une page dédiée et une fiche Google à jour, et non par le nom des lieux ou des clients photographiés.
Spécialité + ville : la requête qui amène des clients
La personne qui tape « photographe culinaire Paris » ou « photographe mariage Bordeaux » est déjà à l'étape du choix. La page qui lui répond nomme la spécialité et la zone dans son titre et son premier paragraphe, puis montre des séries de cette spécialité. Une page par zone réellement couverte se défend ; vingt pages « photographe + commune » au texte identique sont du contenu satellite que Google sanctionne, comme nous l'expliquions pour les sites d'avocats.
Le piège du trafic de curiosité
Un site de photographe peut afficher de belles statistiques sans recevoir un seul prospect, parce qu'il ranke sur le nom des lieux et des personnes qu'il a photographiés. Dans la Search Console du studio de Jordan Sapally, au moment de la refonte, l'essentiel des impressions venait des noms des restaurants et des chefs de ses séries : des internautes qui cherchaient un menu ou une adresse, pas un photographe. Les requêtes commerciales, du type « photographe culinaire Paris », arrivaient loin derrière.
Ce trafic n'est pas inutile, il montre que Google associe vos pages à ces lieux. Mais il ne remplit pas l'agenda. Suivez séparément les requêtes « photographe + spécialité » : ce sont elles qui comptent, et c'est le premier tri que nous faisons dans une mission SEO et GEO.
La fiche Google Business Profile
Pour une recherche locale, la fiche Google pèse souvent autant que le site, et elle obéit à des règles précises. Un photographe qui se déplace chez ses clients est une entreprise de zone de service : il déclare les zones qu'il couvre et ne montre son adresse que s'il reçoit à cette adresse.
Si votre entreprise est un établissement de services de proximité à domicile, vous devez masquer votre adresse professionnelle.
Consignes de représentation des établissements sur Google
Les mêmes consignes limitent la zone desservie à deux heures de trajet et réservent l'adresse affichée aux lieux qui accueillent réellement les clients, comme un studio avec son enseigne.
Même nom, même téléphone, mêmes spécialités sur le site et sur la fiche : Google comme les IA recoupent ces informations avant de vous recommander.
Un journal qui répond aux questions des clients
Les articles captent ce que les pages de prestations ne captent pas : les questions posées avant de choisir un photographe. Le Journal du studio de Jordan Sapally publie un nouvel article à peu près chaque semaine, en français et en anglais : quatre entre le 18 septembre et le 18 octobre 2026. L'un d'eux, « Photographe restaurant : bien préparer le shooting », répond directement aux requêtes repérées dans la Search Console. Un article bien construit sert aussi les moteurs de réponse, qui cherchent des passages clairs à citer : c'est la logique de notre guide du référencement par les IA.
Changer de site sans perdre son référencement
Une migration se gagne avant la bascule : chaque ancienne adresse reçoit une redirection 301 vers sa page équivalente, puis on vérifie après la mise en ligne que Google a suivi. C'est le passage le plus risqué d'une refonte, et celui que l'on prépare le moins quand on quitte un site fait maison sur une plateforme clés en main.
Faire l'inventaire de toutes les anciennes adresses
On ne redirige que ce qu'on a listé, et la liste se construit sur plusieurs sources. L'export des pages de la Search Console sur 16 mois, l'ancien sitemap, un crawl de l'ancien site, et les pages qui reçoivent des liens externes. Un export sur une seule semaine ne suffit pas : il oublie les pages qui n'ont pas eu d'impression ces jours-là mais restent dans l'index. Sur le projet de Jordan Sapally, 41 anciennes adresses étaient encore présentes dans l'index une semaine après la bascule, toutes contrôlées une par une.
Une redirection par page, vers son équivalent réel
Google recommande de faire correspondre chaque ancienne URL à sa nouvelle URL, pas de tout renvoyer vers l'accueil. Sa documentation sur les déménagements de site demande des redirections permanentes côté serveur, à conserver « généralement au moins un an », et prévient qu'une redirection en masse vers une même page « pourrait être considérée comme une erreur de type soft 404 ». Le piège classique est de rediriger un dossier entier en bloc, sur la foi de son nom : un dossier nommé d'après une destination peut contenir des restaurants comme des hôtels, et finir dans la mauvaise catégorie.
Une seule redirection, pas une chaîne
L'ancienne adresse doit mener à la nouvelle en un seul saut. Google tolère jusqu'à trois redirections enchaînées, mais chaque saut ralentit le visiteur comme le robot. Une adresse en http://, sans www, qui passe par la version https://, puis par la version www, puis par la langue, en fait trois quand une seule suffit. Chaque variante (http, https, avec ou sans www, avec ou sans barre finale) se teste avant la mise en ligne, puis une semaine et un mois après.
Accepter de perdre le trafic qui ne vend pas
Toutes les anciennes pages ne méritent pas d'être reconstruites. Sur ce projet, 26 anciennes pages de projets nominatives, une par restaurant, ont été regroupées dans deux pages catégories. C'est précisément la redirection en masse vers une même page que Google peut traiter comme une page introuvable, avant de sortir l'ancienne adresse de l'index. Nous l'avons accepté, parce que ces pages captaient des recherches de menus, pas des prospects, et la redirection évite au visiteur une page d'erreur. Avant de trancher ainsi, vérifiez qu'aucune de ces pages ne reçoit de liens de presse ou de blogs : l'arbitrage change.
- 1
Inventaire
Avant la refonteExport des pages de la Search Console sur 16 mois, ancien sitemap, crawl de l'ancien site, pages qui reçoivent des liens externes. - 2
Table de correspondance
Pendant le développementUne ligne par ancienne adresse, sa destination équivalente, et la décision assumée pour les pages qu'on ne reconstruit pas. - 3
Redirections et sitemap
Jour de la basculeRedirections 301 en un seul saut, nouveau sitemap soumis dans la Search Console, ancien domaine contrôlé dans toutes ses variantes. - 4
Contrôle
J+7 puis J+30Crawl de la liste des anciennes adresses, aucune erreur 404, puis lecture du rapport Pages pour repérer ce que Google a sorti de l'index.
Le déroulé complet d'une refonte, au-delà des redirections, est dans notre guide de la refonte de site web. Sur un site de photographe, la migration se cadre au même moment que l'arborescence, dans la phase de conseil et de stratégie, pas la veille de la mise en ligne.
Droit à l'image et droits d'auteur : ce que le site doit prévoir
Un site de photographe publie des personnes et des œuvres : il lui faut l'accord des personnes reconnaissables, des droits d'auteur affichés et lisibles par les machines, et des conditions claires si vous vendez.
Les personnes photographiées
Publier la photo d'une personne reconnaissable suppose son accord écrit. Service-public.fr l'écrit sans détour : le photographe « doit obtenir votre accord écrit avant de diffuser votre image », un accord qui précise le support, l'objectif et la durée. L'image d'une personne identifiable est en outre une donnée personnelle au sens du RGPD, rappelle la CNIL. Pour un photographe de mariage ou de portrait, la solution tient dans le contrat : une clause qui autorise, ou non, l'usage des images dans votre portfolio, avec la possibilité de retirer une photo sur demande. Pour un mineur, l'accord vient des parents. Sans clause, une série de mariage reste dans la galerie privée du couple, pas sur votre page d'accueil.
Vos droits d'auteur, lisibles par les machines
Votre nom et vos conditions d'utilisation peuvent voyager avec le fichier, et Google sait les lire. Les champs IPTC Créateur et Ligne de crédits peuvent apparaître dans Google Images. Avec une licence déclarée, l'image devient éligible au badge « Sous licence », qui renvoie le visiteur vers vos conditions d'achat. Vérifiez que votre chaîne d'optimisation conserve ces champs : certains outils de compression les suppriment par défaut pour gagner quelques octets. Le balisage des images complète ce dispositif, comme nous l'expliquons dans notre article sur le schema markup.
Mentions légales, conditions et vente de tirages
Tout site professionnel affiche des mentions légales, et la vente en ligne ajoute les obligations du commerce à distance. Si vous vendez tirages ou fichiers à des particuliers, vous entrez dans le cadre du e-commerce et de ses obligations, dont la fonction de rétractation en ligne exigée depuis le 19 juin 2026 : notre guide de la création de site e-commerce les détaille. Les conditions de cession de droits aux clients professionnels (durée, supports, territoire) ont leur place dans vos conditions générales, pas dans un échange d'emails.
Faut-il interdire aux IA d'utiliser vos photos ?
Vous pouvez refuser l'entraînement des IA sur vos images sans disparaître des moteurs de réponse : le droit européen vous donne un droit d'opposition, et les robots d'entraînement se bloquent séparément des robots de recherche.
Ce que dit le droit : une opposition lisible par machine
Le code de la propriété intellectuelle autorise la fouille de vos contenus en ligne, sauf si vous vous y opposez par un procédé lisible par machine. L'article L122-5-3 prévoit cette exception « sauf si l'auteur s'y est opposé de manière appropriée, notamment par des procédés lisibles par machine pour les contenus mis à la disposition du public en ligne ». Depuis le 2 août 2025, l'article 53 du règlement européen sur l'IA oblige en outre les fournisseurs de modèles d'IA à usage général à identifier et à respecter cette réservation de droits. Pour un contenu en ligne, le texte cite en exemple les procédés lisibles par machine : une mention dans vos conditions d'utilisation reste utile, un signal que les robots lisent l'est davantage.
Bloquer l'entraînement, garder la recherche
Les grands acteurs séparent leurs robots : celui qui collecte pour entraîner les modèles et celui qui indexe pour citer des sources. OpenAI documente les deux réglages comme indépendants : un site peut autoriser OAI-SearchBot pour apparaître dans ChatGPT Search et refuser GPTBot pour l'entraînement. Côté Google, la documentation de ses robots précise que Google-Extended « n'a aucune incidence sur l'inclusion d'un site dans la recherche Google ». Pour une PME, bloquer l'entraînement est un pari discutable, comme nous l'avons montré dans notre guide du robots.txt face aux bots IA. Pour un photographe, l'image est le produit, comme le texte l'est pour un média : refuser l'entraînement se défend.
| Robot | Ce qu'il fait | Pour un site de photographe |
|---|---|---|
| GPTBot (OpenAI) | Collecte pour l'entraînement des modèles | Bloquer si vous refusez l'entraînement |
| OAI-SearchBot (OpenAI) | Indexe les pages citées par ChatGPT Search | Autoriser, sinon ChatGPT ne peut pas vous citer |
| Google-Extended | Jeton qui refuse l'usage par Gemini et Vertex | Refuser sans effet sur Google Search |
| Googlebot | Indexe le site pour Google Search et Google Images | Autoriser, toujours |
Une consigne, pas un verrou
Le robots.txt est respecté par les robots qui se déclarent, pas par ceux qui copient sans le dire. La protection la plus efficace est celle vue plus haut pour la vitesse : un fichier de 1 600 pixels compressé pour l'écran vaut peu pour un tirage grand format, et vos originaux ne quittent jamais votre disque. Être cité par ChatGPT reste possible, et c'est même souhaitable : notre guide pour apparaître dans ChatGPT Search détaille les leviers.
Combien coûte un site de photographe, et en combien de temps ?
Sur notre grille publique, un portfolio sur mesure démarre à 1 500 €, un site complet et bilingue se situe entre 5 000 € et 10K€, et un site immersif à animations avancées se chiffre sur devis. L'écart tient au nombre d'univers, aux langues, à l'autonomie sur les galeries et à la direction artistique.
Ce qui fait varier le budget
Le volume d'images coûte peu quand la préparation est automatisée ; ce qui coûte, ce sont les fonctions et la mise en scène. Une version anglaise double les textes et les pages. Un espace pour ajouter vous-même vos galeries suppose une interface d'administration. Une direction artistique immersive, avec films et animations, demande de la conception écran par écran. Une migration avec redirections ajoute un inventaire et des contrôles. Notre grille tarifaire détaille chaque palier, et notre article sur le prix d'un site internet explique ce que recouvre chaque poste, tous métiers confondus.
| Profil | Ce que couvre le site | Budget indicatif |
|---|---|---|
| Photographe qui se lance | Accueil, séries par spécialité, prestations, contact | À partir de 1 500 € |
| Studio établi | Plusieurs spécialités, journal, version anglaise, galeries gérées en autonomie | 5 000 € à 10K€ |
| Studio haut de gamme | Direction artistique immersive, films, animations avancées | Sur devis |
| Vente de tirages ou de fichiers | Boutique en ligne, paiement, conditions de vente | 2 000 € à 5 000 € (grille e-commerce) |
Galeries privées et vente de tirages : intégrer ou brancher un outil ?
Pour livrer une séance, un espace client par lien ou mot de passe suffit souvent, et il peut vivre dans votre site. Des plateformes spécialisées existent pour la sélection et la vente ; elles conviennent tant que votre façon de travailler entre dans leur cadre. Si la vente de tirages devient une activité à part entière, avec catalogue, formats et expédition, c'est un projet de boutique, que nous traitons dans notre expertise e-commerce. Quand la livraison devient un vrai outil (sélection à plusieurs, validation, facturation, droits par client), le besoin relève du développement d'application sur mesure.
Délais et vie du site après la mise en ligne
Comptez une à trois semaines pour un portfolio, deux à quatre pour un site complet, davantage pour un site immersif. Celui de Jordan Sapally, bilingue, avec cinq univers et des reels, a été livré en deux mois et demi. Ensuite, l'hébergement, la sécurité et l'ajout de séries relèvent d'un abonnement de maintenance et de suivi, dès 8 € par mois. Le site et son code vous appartiennent dès le paiement, quel que soit l'abonnement.
Sur un site de photographe, personne n'a besoin qu'on lui explique que les images sont belles. Le travail est ailleurs : faire tenir plus de 10 000 photos sans qu'une seule page ne rame, puis conduire le directeur d'un palace jusqu'au formulaire de brief. C'est là que se joue la différence avec un thème acheté en ligne.

Fondateur · Odyssée
Notre page création de site web pour photographe détaille notre accompagnement, et le cas client Jordan Sapally montre le résultat. Pour les fondations communes à tous les sites de service, voir notre expertise sites vitrines ; pour l'arbitrage entre thème et sur-mesure, notre comparatif site sur mesure ou Wix. Nous sommes basés à Mérignac, près de Bordeaux (agence web à Bordeaux), et accompagnons des photographes partout en France.
FAQ : vos questions sur le site internet d'un photographe
Questions fréquentes
Un photographe a-t-il besoin d'un site internet en plus d'Instagram ?
Oui, si une partie de vos clients vous cherche sans vous connaître. Instagram entretient la relation avec ceux qui vous suivent, mais répond mal à une recherche comme « photographe mariage + ville ». Le site présente vos spécialités, vos prix de départ et le déroulé d'une séance, et recueille une demande qualifiée sur un support qui vous appartient.
Quel poids pour les photos d'un site de photographe ?
Visez quelques dizaines de kilo-octets par photo de galerie, jamais le fichier d'export. Sur le site de Jordan Sapally, les photos sont limitées à 1 600 pixels sur le plus grand côté et converties en WebP, pour environ 90 Ko en moyenne. La première image de la page se charge en priorité, les suivantes au défilement.
Comment référencer un site de photographe sur Google ?
Créez une page par spécialité réellement vendue, qui nomme la spécialité et la zone couverte dans son titre et son premier paragraphe. Donnez à chaque image un nom de fichier et un texte alternatif descriptifs. Tenez à jour une fiche Google Business Profile cohérente avec le site, et suivez les requêtes « photographe + spécialité » plutôt que le trafic de curiosité.
Peut-on publier les photos de ses clients sur son site ?
Oui, avec leur accord. Une personne reconnaissable doit consentir à la diffusion de son image, et pour un mineur l'accord vient des parents. La solution pratique est une clause du contrat qui autorise, ou non, l'usage des photos dans votre portfolio, avec la possibilité de retirer une image sur simple demande.
Comment empêcher les IA d'utiliser mes photos ?
Le code de la propriété intellectuelle vous permet de vous opposer à la fouille de vos contenus par un procédé lisible par machine. En pratique, bloquez dans votre robots.txt les robots d'entraînement comme GPTBot et refusez Google-Extended, tout en autorisant OAI-SearchBot et Googlebot pour rester visible dans ChatGPT Search et Google.
Combien coûte un site internet de photographe ?
Sur la grille publique d'Odyssée, un portfolio sur mesure démarre à 1 500 €, un site complet avec version anglaise et galeries gérées en autonomie entre 5 000 € et 10K€, et un site immersif se chiffre sur devis. La vente de tirages en ligne relève de la grille e-commerce, à partir de 2 000 €.
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